Cosme Palacio Consecha – Rioja 2006

Cosme Palacio y Hermanos - Rioja 2006
Cosme Palacio y Hermanos - Rioja 2006
Lors du repas pascal dans la famille, notre offrande a été ce vin espagnol, de la région du Rioja. Nous cherchions un vin d’un bon rapport qualité-prix et assez polyvalent pour accompagner tout ce qui peut se retrouver dans un buffet de Pâques. Mais avant tout, nous recherchions un vin qui allait plaire à presque tout le monde présent autour de la table. La cible a été presque atteinte avec ce Cosme Palacio y Hermanos Consecha 2006.

Tout d’abord, le rapport qualité-prix est indéniable pour cette cuvée du Rioja. Vinifié uniquement à partir de tempranillo en barriques neuves de chêne français, on y retrouve le nez puissant typique de ce cépage. En bouche, c’est tout aussi puissant, le fruit prend l’avant-plan, avec des accents vanillés apportés par le vieillissement en barrique. Le bois vient en accent comme il se devrait et non comme note principale dans le cas du Ménage à Trois présent à la même tablée. Pour son prix, le vin est généreux et bien agréable.

L’objectif principal a été presque atteint puisque le vin s’est montré un peu plus imposant que prévu. Il prenait ainsi un peu plus de place que l’on aurait voulu, mais il est bien difficile d’en vouloir à un vin qui en donne trop lorsqu’il est bon…

Dans le même ordre d’idées, on peut consulter la critique du millésime 2004 et du millésime 1995 alors qu’il avait 11 ans sous le bouchon… Finalement, on peut aussi consulter le blog australien dédié aux vins espagnols (une très bonne référence d’ailleurs), Tinto y Blanco, au sujet du millésime 2002. On peut en tirer comme conclusion que bien qu’il soit très agréable dès à présent, le Cosme Palacio Consecha 2006 pourra gagner au fil des ans et sera probablement à son meilleur vers 2010.

[rating:2.5/5] – Code SAQ: 00237834 – 17,60$

Terres de Méditerranée 2006

Terres de Méditerranée - Dupéré-Barrera
Terres de Méditerranée - Dupéré-Barrera

Emmanuelle Dupéré et Laurent Barrera, jeune couple passionné, sont en passe de devenir les négociants haute couture de la Provence. Ils possèdent un vignoble certifié bio de 5,5 hectares, auxquels s’ajoutent six hectares en achat de raisin. Choisissant avec exigence leurs approvisionnements, ils n’uniformisent en rien les vins lors de leur élevage, soigné et ambitieux. Au contraire, tous les vins sont très typés, chacun correspondant précisément au potentiel et au style de chaque cru.

C’est en ces termes plutôt élogieux que la Revue Française du Vin décrivait les vins de la maison Dupéré-Barrera dans son édition 2008. Le millésime 2004 a été encensé par certains critiques et le millésime 2005 s’était montré particulièrement charmeur, ensoleillé et d’un indéniable rapport qualité-prix.

Le “Terres de Méditerranée 2006” est un assemblage de syrah, cabernet-sauvignon, grenache et carignan dont achetés en négoce puis vinifiés par le couple sous l’appellation “Vin de Pays d’Oc”.

À la dégustation, le vin m’a semblé un peu jeune, car très rugueux au sortir de la bouteille. Il m’a semblé taillé dans un gros bloc, mais s’est plus assoupli qu’une bouteille du même millésime bu au mois d’octobre dernier. Heureusement, le tout s’est assagi après quelques minutes. On y découvre un vin qui laisse paraître ses origines méridionales. Le vin est chaud, épicé et charnu, toutes des caractéristiques que l’on associe aux vins de Provence.

À boire quelque part entre maintenant et 2010. Ça tombe bien, le Terres de Méditerranée 2006 est un produit régulier à la SAQ et devrait être facile à trouver. Aussi dispnoible sous peu, le Terres de Méditerranée rosé, en importation privée chez Le Maître de Chai.

[rating:2.5/5] – Code SAQ: 10507104 – 15,35$

Mise à jour visuelle

Nouveau logo

Cette fin de semaine, j’ai mis à jour l’aspect visuel du site web. J’aimais bien la simplicité de l’ancien design, mais je cherchais un design un peu plus flexible, sans devenir trop surchargé. Je crois donc qu’il s’agit ici d’un beau compromis. Il reste encore quelques petits détails à aplanir, mais je suis assez confortable à ce point pour utiliser ce thème par défaut sur le site. Les crédits pour le design visuel vont à ThemeShaper.

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, ils sont toujours les bienvenus et appréciés!

Vignerons du Piémont: Enzo Boglietti

Enzo Boglietti (Source: http://www.enzoboglietti.com)
Enzo Boglietti (Source: http://www.enzoboglietti.com)
Lors de notre futur voyage en Europe cet été, nous allons passer quelques jours dans la région de Barolo, au nord-est de l’Italie. Afin de se préparer au voyage et de savoir à peu plus sur les producteurs que nous allons rencontrer, j’en profite pour les présenter sur le site.

Nous passerons deux nuits tout près de la zone du DOCG Barolo, une des plus prestigieuses au monde. Le but avoué de ces deux jours est de partir à la rencontre de producteurs de la région. Afin de trouver un hébergement, notre principal moteur de recherche a été le site Agriturismo.it, un regroupement de maisons d’hôte, à vocation gastronomique. Nous avons ainsi eu un véritable coup de coeur pour il Pilone Votivo: rendez-vous sur leur site, je suis persuadé qu’il en sera de même pour vous. Heureuse coïncidence, cette aubrege est tenue par la famille Boglietti, conjointement avec leurs activités de vignerons.

Enzo Boglietti est un producteur relativement nouveau sur la scène viticole du Barolo. Ayant commencé avec 2.5 hectares de vignes en 1991 (auparavant, la production était vendue en vrac à des négociants), la production de la maison a augmenté graduellement jusqu’à 75 000 bouteilles, vinifiées à partir de 21 hectares. La grande majorité des vignes de la maison sont situées autour du village de La Morra, au coeur de la “Côte d’or” du Barolo.

Jusqu’en 2000, les vins étaient vendus presque exclusivement directement du domaine à travers une liste d’envoi et à des restaurants en Suisse et en Italie. Depuis, une partie de la production est exportée, mais les quantités demeurent faibles… Au Québec, la SAQ importe distribue le Barolo Fossati 2004 et 2001, le Vigna dei Romani Barbera d’Alba 2003, de même que le Dolcetto d’Alba 2007, récemment critiqué sur VinQuébec. Alors que les trois premières bouteilles se détaillent autour de 80$, le Dolcetto est plus abordable, tout juste au dessus de la barre des 20$. Les commentaires sur ces vins font état d’un mélange harmonieux entre la puissance du Nebbiolo et l’expression de ce terroir. J’ai bien hâte d’y goûter sur place…!

Le Prosecco promu au rang de DOC

ProseccoL’un des champions de l’effervescence en Italie, le Prosecco, s’est vu reconnaître une zone de production en appellation protégée au sein de la province du Veneto, et accède au rang de DOC alors qu’il était auparavant produits dans le cadre plus vaste de l’IGT Venezie. Seuls les vins issus de la zone définie dans la DOC pourront à présent porter le nom de Prosecco. Cette réglementation s’appliquera à partir du 1er Août. La DOC Prosecco di Conegliano-Valdobbiadene accède elle aussi au rang supérieur et devient une DOCG.

Pour le Ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, l’enjeu était de donner aux producteurs italiens les bases légales pour défendre le Prosecco en tant que marque de leur savoir faire : “Le Prosecco est un des symboles de l’Italie et cette réglementation va nous permettre de défendre contre les les contrefaçons un vin qui fait partie des symboles de l’Italie gastronomique. (…) A l’heure actuelle, dans le monde, seulement un produit sur 10 défini comme typiquement italien est réellement produit dans notre pays. Il nous faut combattre ce phénomène qui nuit à nos producteurs mais aussi à l’image des produits italiens. (…) Désormais, nous allons avoir les moyens de défendre notre patrimoine à l’échelle européenne et mondiale : à partir du 1er Août prochain, celui qui voudra appeler son vin “Prosecco” ne pourra plus le faire comme il voudra n’importe où dans le monde.

[Source: Vitisphère]