Quelques rencontres à ne pas manquer au Salon des Vins de Québec

Un des plus grands plaisirs du Salon des Vins de Québec est d’avoir la chance de faire la rencontre des producteurs qui travaillent si fort pour mettre en bouteille un produit de qualité.

Vous trouverez ci-dessous la liste de tous les producteurs qui seront présents à Québec du 15 au 17 mars prochain. Parmi cette liste imposante, j’en retiens quelques noms qui méritent une petite étoile sur votre plan du salon, pour s’assurer de ne pas les manquer!

Thomas Perrin, au kiosque du Marchand de Vin (19), produit l’un des meilleurs Châteauneuf-du-Pape au Château de Beaucastel, mais la famille Perrin est aussi active dans tout le sud de la vallée du Rhône, Vaqueyras, Gigondas, etc. Mes deux rencontres avec lui ont été particulièrement agréables et cordiales et le vin qu’il produit est de très haut niveau.

Famille Perrin - Source: www.familleperrin.com
Famille Perrin – Source: www.familleperrin.com

Je profiterai de ma présence à ce kisoque pour  discuter avec Yiannis Paraskevopoulos, des vins GAIA qui nous arrive directement de la Grèce. Les vins de la maison disponibles au Québec sont des très bons rapports qualité-prix à découvrir et j’espère qu’on pourra goûter à d’autres cuvées produites par le domaine.

Je vous invite aussi à aller découvrir les vins de Cave Spring Cellars, qui seront représentés par Thomas Pennachetti, qui sera présent chez Les Vins du Trianon (23). Domaine méconnu ici, dont seulement 3 rieslings sont disponibles à la SAQ, Cave Spring mérite plus de visibilité et fait entre autres des chardonnays particulièrement savoureux que j’ai eu la chance de découvrir lors de TasteCamp dans le Niagara en 2011.

Finalement, je ne manquerai certainement pas Jean-François Bourdy au kiosque de La QV (64). Ce vigneron jurassien produit des vins qui savent défier le temps. Ma rencontre avec lui au salon des vins du Raspipav il y a deux ans m’avait laissé un souvenir très heureux et je n’ai aucun doute que cette fois-ci sera aussi agréable!

Alors, épluchez la liste, trouvez ce qui vous intéresse, partagez vos découvertes et, surtout, bon Salon!

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Passez au Salon!

Salon des Vins QuébecDu 15 au 17 mars prochain se tiendra la troisième édition du Salon international des vins et spiritueux de Québec, sous le thème Un monde à voir, un monde à boire. On retrouvera donc au Centre des Congrès de Québec près de 75 exposants qui feront découvrir au public près de 1500 vins, bières, cidres et spiritueux.

Parmi les exposants, on retrouve des agences d’importation, des regroupements régionaux (par exemple, InterBeaujolais et Vins d’Autriche) ainsi que certains producteurs oeuvrant dans la scène gastronomique locale (Paillard, le Saint-Amour, le Canard Goulu, etc.).

Afin de bien préparer son Salon, on peut jeter un oeil sur la liste des exposants afin de cibler les kiosques les plus intéressants. Autant que possible, je vais tenter de me concentrer sur les rencontres avec les producteurs présents et aussi aux vins disponibles en importation privée, puisqu’il sera possible d’y goûter sans nécessairement avoir à en acheter une caisse complète.

salondesvins

Je rendrai certainement visite à La QV en espérant qu’ils aient sous la main un peu de Champagne Fleury pour se mettre en appétit ou quelques bouteilles de Pheasant’s Tears pour me remémorer quelques beaux souvenirs de la Géorgie.

Chez Alain Bélanger, j’irai déguster les vins de Stéphane Tissot, en espérant que celui-ci soit présent au Salon (il s’agit d’un vigneron particulièrement sympathique et passionné) et du domaine Trévallon qui polarisent les opinions.

Je passerai aussi certainement via le kiosque de La Céleste Levure, pour retrouver les vins de Frédéric Magnien, qui produit de très beaux vins en Bourgogne.

La dernière visite à ne pas manquer sera les kiosques du regroupement “Saveurs du Québec”, qui permettront d’apprécier la qualité des produits qui sont faits chez nous, particulièrement au Vignoble d’Oka, dont j’ai entendu beaucoup de bien.

Avec le temps qu’il me reste, j’irai certainement jeter un coup d’oeil du côté des conférences et de l’Espace Vigneron FM93, qui permettra une rencontre privilégiée en petits groupes avec  des producteurs. Jolie initiative!

Avant tout, j’y serai pour découvrir de nouveaux produits au gré des rencontres avec des passionnés de vin et ferai de mon mieux pour profiter de ces trois jours au maximum.

Les billets sont en prévente jusqu’au 14 mars au coût de 12$, un rabais de 3$ sur le prix régulier. On s’y croise vendredi soir, samedi ou dimanche?

Le prix du temps | Léoville Las Cases 1983

J’ai la chance d’habiter non-loin de la SAQ Signature de Québec qui possède un bar à dégustation bien entretenu. Une rotation est assurée à chaque semaine et les nouveaux produits en dégustation sont annoncés via le compte Twitter de la succursale. Lors que la station de dégustation est bien entretenue, il s’agit d’un véritable atout marketing pour cette succursale, un constat que trop peu de conseillers semblent reconnaître.

La semaine dernière, on retrouve dans la station de dégustation un Léoville Las Cases 1983, un deuxième cru classé de St-Julien, entre autres produits bien intéressants… J’ai donc saisi la balle au bond et me suis rendu à l’encontre de cette bouteille.

Leoville Las Cases 1983

Lors de la dégustation, rien à redire. Le vin porte bien ses 30 ans et offre encore un fruit certain et une très belle complexité au nez. L’attaque est franche, mais la finale s’essoufle un peu, sur des notes un peu poussiéreuses. On est visiblement en face d’un grand Bordeaux qui a ses plus belles années derrière lui, mais qui n’est certainement pas encore aux portes d’un centre d’hébergement de longue durée. En 1995, Robert Parker disait qu’il était à boire sans attendre, le constat tient toujours près de 10 ans plus tard.

Est-ce que ce vin vaut 261$? Certainement pas, considérant tout ce qu’on peut avoir pour le même prix. Est-ce qu’il vaut 130$ et un voyage aux États-Unis? Si vous y êtes et que vous le croisez sur votre chemin, peut-être, considérant que le 2011 est offert à 225$ en primeurs.  Mais pour une dizaine de dollars dans une station de dégustation, il s’agit d’une expérience offert à prix honnête. Goûter à un vin de son année de naissance, ça vaut au moins ça…!

Luna Beberide Finca la Cuesta 2009

Ce n’est pas un secret, j’aime bien les vins du Bierzo, cette région du nord-ouest de l’Espagne, qui produit des vins à base de Mencia. Les vins qu’on y produit sont généralement assez costauds, mais les meilleurs producteurs réussissent à conserver une belle fraîcheur dans leurs vins.

C’est donc avec un a priori favorable que j’ai ouvert une bouteille du Finca la Cuesta 2009, de Luna Beberide. Ils cultivent des vieilles vignes de 60 ans situées en altitude, utilisent les levures indigènes pour leur fermentation et n’utilisent pas de pesticides ni d’herbicides dans leur culture. La bouteille est bien jolie en plus… Le tout pour moins de 20$, l’offre est certainement attrayante.

Finca la Cuesta

Lors de l’ouverture de la bouteille, le nez puissant du Bierzo est bien présent avec beaucoup de fruits noirs, des épices et des subtiles notes florales. Toutefois, en bouche, l’alcool prend beaucoup de place et c’est à ce moment que je remarque que le vin tire 14.4%, ce qui vient débalancer un peu l’ensemble et enlever la fraîcheur que je recherchais.

Toutefois, lorsque je suis revenu le lendemain, l’alcool était rentré dans le rang et le vin était nettement plus digeste. J’y ai alors retrouvé le Bierzo que j’aime, un genre d’hybride entre les bons crus du Beaujolais et l’exhubérance des bons vins du sud.

En deux jours, c’est donc passé d’un mauvais achat à un vin auquel je vais probablement donner une deuxième chance, après un peu de temps passé en réclusion à la cave. Il aura alors eu un peu plus de temps pour retrouver son équilibre et que ce soient alors les qualités du Bierzo qui ressortent.

Le millésime 2008 s’est mérité une grappe d’or du guide Phaneuf, des commentaires élogieux de Chartier et le 2009 a reçu un paquet de notes de plus de 90 de la presse internationale.  Il s’agit d’un vin qui offre un bon rapport qualité-prix lorsqu’on lui donne un peu de temps. Vous l’ouvrez tout de suite? Passez-le en carafe quelques heures avant le repas pour lui donner l’occasion de se montrer sous son plus beau profil.

Boire moins, mieux et quand même en avoir pour son argent

Depuis quelques semaines, certains chroniqueurs vinicoles de la province ont déchiré leur chemise sur leur tribune respective sur la raréfication des vins à moins de 10$ sur les tablettes de la SAQ.

Vous n’avez pas suivi le débat? Lisez ici deux articles de Marc-André Gagnon sur Vin Québec, un d’Yves Mailloux sur le Huffington Post (qui se termine avec une superbe ironie par le diaporama “The 10 most expensive wines ever”). Pour des points de vue plus variés et nuancés, le sujet a fait l’objet d’une discussion sur le forum Fouduvin.ca.

Vin CheapEffectivement, les chiffres démontrent assez clairement la diminution de cette catégorie : il y a moins de vins de moins de 10$ sur les tablettes par rapport à l’année dernière. Sur le nouveau site de la SAQ, le filtre de prix le moins élevé est “moins de 14.99$”.

Il est évident que la SAQ a comme objectif d’augmenter la valeur moyenne du panier de chacun de ses clients, elle l’affirme elle-même dans ses présentations “Blitz Marketing” destinés à ses fournisseurs. Une des stratégies pour y arriver est d’étoffer son offre dans les catégories les plus actives et mettre en place des moyens pour que les consommateurs choisissent d’acheter une bouteille à 20$ plutôt qu’une à 15$.

Aussi, dans la grille de sélection des produits de la SAQ, on remarque que la performance financière d’un produit compte pour 20% de la note d’un produit régulier (où se retrouvent tous les vins à moins de 10$). Et si ces produits étaient retirés des tablettes entre autre parce que les consommateurs évoluaient vers autre chose? À titre d’exemple, il s’est vendu 525000 bouteilles de Fuzion de moins dans l’année fiscale 2011-2012 qu’en 2010-2011. Au cours de la même période, les ventes de Ménage à Trois, qui se vend quand même près du double, ont explosé. Coïncidence? Je ne crois pas.

Une fois ces constats posés, une seule question demeure pertinente. Est-ce que ça vous affecte vraiment? Personnellement, il y a un bail que je n’ai pas acheté de vin à moins de 10$ et leur disparition ne m’attriste pas outre mesure. Et ceux qui dénoncent cette disparition, à quand remonte la dernière fois qu’ils ont achté et apprécié un vin dont ils décrient maintenant la disparition graduelle…?

En tant que consommateur, on peut aussi prendre des actions pour toujours en avoir pour son argent. On peut tout d’abord commencer par écumer la section Autres Pays dans les succursales de la SAQ. Ces régions moins connues regorgent de perles dont la valeur n’est pas encore influencée par la demande sur les marché mondiaux. Découvrez le moschofilero grec, le grüner veltliner autrichien ou l’assemblage cinsault-carignan du Liban, tous sous la barrière du 15$.

L’autre action que le consommateur peut prendre est de boire moins, mais mieux. Au lieu d’acheter deux bouteilles à 10$, pourquoi pas y aller avec une seule de 15-17$? Ça demande un effort conscient au niveau de la consommation, mais tout le monde sera gagnant au final… Le vin est avant tout un luxe duquel il faut profiter, pas abuser!